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Immobilier : Pourquoi la loi « CHOC » risque de provoquer une étincelle à l’Assemblée Nationale

Photo du rédacteur: Jérémie OUSTRIC
Jérémie OUSTRIC
2 févr.
2 min de lecture
Illustration symbolique du projet de loi CHOC logement 2026 : une balance de justice pèse une maquette d'immeuble en bois face au Code civil et un marteau de juge, avec l'hémicycle de l'assemblée nationale en arrière-plan

Le Sénat a tiré le premier.


En adoptant le 20 janvier 2026 la proposition de loi visant à « conforter l’habitat, l’offre de logements et la construction » (dite loi CHOC), la Chambre haute envoie un message libéral fort pour débloquer la crise du logement. Mais attention : le texte arrive désormais devant les députés, et la navette parlementaire s'annonce explosive. Décryptage des 3 points de rupture qui vont se jouer dans les prochaines semaines.



​1. La Loi SRU : La ligne rouge idéologique


​C’est le véritable casus belli de ce texte. Le Sénat a voté une réforme que beaucoup jugeaient intouchable : l'assouplissement de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain).



  • ​La proposition sénatoriale : Permettre aux maires d'inclure le Logement Locatif Intermédiaire (LLI) dans les quotas de 25% de logements sociaux. L'objectif ? Aider les classes moyennes qui ne sont pas éligibles au social mais ne peuvent se loger dans le privé.


  • ​Le risque de blocage : À l'Assemblée nationale, la gauche et une partie de l'aile gauche de la majorité risquent de s'opposer frontalement à cette mesure, la qualifiant de « détricotage » de la mixité sociale.


  • ​L'enjeu pour les promoteurs : Si cette mesure passe, elle pourrait redessiner la carte de l'investissement immobilier dans les communes carencées.


​2. DPE : Vers un pragmatisme forcé ?


​Face au mur des interdictions de louer, le Sénat a choisi le pragmatisme contre le dogmatisme du calendrier initial.


  • ​La mesure clé : Le texte propose de suspendre l'interdiction de louer pour les copropriétaires dès lors qu'un plan de travaux a été voté en Assemblée Générale.


  • ​L'analyse juridique : C'est une bouffée d'oxygène juridique. Aujourd'hui, un copropriétaire de bonne foi est bloqué par l'inertie de sa copropriété. Ce texte corrigerait cette insécurité juridique. Reste à voir si l'Assemblée suivra cette logique ou maintiendra la pression écologique maximale.


​3. Squat : Le dernier tour de vis



​Dans la continuité de la loi Kasbarian-Bergé de 2023, le Sénat veut colmater les dernières brèches.


  • ​La nouveauté : La pénalisation du maintien dans les lieux avec violence, même sans effraction initiale.


  • ​Le consensus probable : Contrairement à la loi SRU, ce volet a des chances de survivre à la navette parlementaire, tant la pression des propriétaires et l'actualité des faits divers pèsent sur les élus de tous bords.



L’analyse de l’avocat : Que faire en attendant ?


​En tant qu'investisseur ou propriétaire, il est urgent... d'attendre.


Ce texte n'est pas encore applicable. Il serait risqué de baser une stratégie (comme l'achat d'une passoire thermique G en espérant une dérogation) sur ce seul vote du Sénat.


​Le scénario le plus probable ? Une Commission Mixte Paritaire (CMP) houleuse au printemps 2026, où députés et sénateurs devront trouver un compromis. C'est le texte issu de cette CMP qui fera foi.


​Nous surveillons pour vous l'agenda de l'Assemblée nationale. Dès le vote définitif, nous vous détaillerons les nouvelles règles du jeu.




Oustric Jérémie Avocat à Montpellier Droit Immobilier


Maître Jérémie OUSTRIC

Avocat à la Cour

Montpellier & sa Région

Cyberdélinquance - Immobilier - Sports extrêmes


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